lundi 20 mars 2017

Et puis voilà ...


Je suis de ce genre de personnes, 
ce genre de personnes qui se font souvent du mal rien qu'en pensant, 
de ce genre de personnes qui culpabilisent pour tout, même si elles n'ont pas causé de tort.
J'ai souvent pensé que le monde était étrange, peu compréhensible pour moi, je ne me sens pas à l'aise, pas à ma place, sans cesse jugée, observée, critiquée, oubliée, ignorée, et il est difficile pour les autres de comprendre ce que je ressens, car c'est déjà difficile pour moi de l'expliquer.
On me dit souvent que je suis bizarre, ailleurs, triste, pensive, ou alors complètement à l'ouest, et c'est souvent le cas, je suis dans mes pensées, dans mes rêves, dans mes angoisses, et surtout dans mes peines.
Malheureusement, que l'on ne me comprenne pas n'est pas le pire au fond, le plus dur c'est que l'on ne m'accepte pas, et je pense que je ne peux rien faire pour ça. 
J'ai souvent dû répondre aux questions des autres, sur le fait que je m'isole, que pour moi sortir est un effort, des fois une corvée, que de manière générale, le monde me fait peur (oui, c'est cliché, et je sens que l'on va encore me dire que j'exagère), mais c'est comme ça.
Alors c'est un peu bizarre et intime de dire ça ici, j'hésite encore à publier tout ces mots, qui sont comme des petits secrets dans mon esprit au chaud dans sa petite case, mais bon, des fois il faut sortir de ça, et c'est le plus facile à faire d'écrire ici, ça sonne dématérialisé, et surtout moins réel.

Alors tout ça pour dire, pendant de courts instants, encore endormie ou tombant dans mes rêves paisibles ou parfois étranges, je me sens bien, et que toutes les mauvaises pensées, les actes qui font souffrir, les paroles blessantes, les abandons, les trahisons, tout s'efface ...
J'ai toujours aimé raconter mes rêves, parce que ça me rappelle que dans le fond, je ne suis pas si triste que ça :)

* Mokopyo *

lundi 23 janvier 2017

DUR DUR DUR

Pour 2017, je me suis dis qu'il faudrait que je me remette au sport, j'ai arrêté en septembre et je dois dire que ça me manque pas mal, je suis du genre facilement cafardeuse, et le sport c'est un peu un coup de boost dans mes semaines de personne sans travail (ce qui n'est d'ailleurs pas un choix et pas "des vacances" comme certains le pensent...)
Bref, reprendre le sport,  quand on a envie de se dépenser énergiquement, et se vider la tête c'est compliqué de s'y mettre:
1. Le froid : aller courir, par -5 degrés, c'est chaud (enfin non) et pas forcément évident de se motiver même si on a le parc à 5 minutes.
2. Le sport en salle ? ahah (oui, seule réponse et tellement évidente)
3. Un appart pas si grand, t'as le choix entre devant la porte fenêtre entre le bureau et le canapé et le panier du chien ou alors entre la porte de la salle de bain et la commode (ahah bis)
4. Des animaux un peu trop impliqués dans ma motivation sportive. 

C'est cool d'avoir de nouveau des courbatures !



lundi 9 janvier 2017

2017

Ce début de l'année est marqué par le déménagement d'une de mes meilleures amies, et de ma petite filleule dans une autre ville, bien sûr, l'amitié n'est pas mise de côté, je ne pense pas que depuis autant de temps à rire, discuter ensemble tout s'arrêtera en un clin d'oeil et je ne le veux pas ! 

Je vais te parler à toi, maintenant ma douce, toi qui est mon amie depuis tant d'années, qui m'a donné le courage pendant deux ans de survivre là ou tu sais, et d'en partir également, sans toi, ces années auraient été tellement difficiles ... Nos fous-rires, nos papotages, les pauses bonbons, toutes ces choses sont si précieuses. Depuis, te voir chaque semaine et voir grandir ce mini-toi, et puis devenir de plus en plus importante pour toi, pour elle, c'est un cadeau inimaginable que tu m'as offert, je sais que tu n'as pas beaucoup confiance en toi et que, comme moi, tu as été abîmée par les gens, et que ta confiance est dure à donner, mais je tenais à te dire à quel point je t'aime et que toute cette distance sera une raison de plus pour s'aimer encore plus longtemps! 
Tu es une personne merveilleuse, dans toute ton histoire, dans tout ton caractère, et j'en connais un qui a trouvé une vraie perle rare ! 
Tu es mon amie pour longtemps encore, et vieilles, on boira encore le thé ensemble en parlant de tout et de rien, et promis, on s'oubliera jamais ! (je vais devoir te faire signer un contrat avec ton sang !! :D)

Je vous souhaite une belle nouvelle vie, pleine de bonheur et d'amour (et les trucs moins cool ne seront qu'une ombre au tableau)



lundi 14 novembre 2016

La peur au ventre

Je vais évoquer une expérience que j'ai vécu il y a quelques jours, une semaine environ.
Je sais que ce n'est pas le genre de choses que je fais d'habitude, j'aime raconter des bêtises, rarement des choses très sérieuses, mais là, j'en ai besoin, car, malgré mon aplomb de guerrière, je suis un peu perturbée depuis cette histoire.

Vendredi dernier, avec mon amoureux, on a organisé un concert dans un bar, le premier depuis un bail, des centaines de choses nous en empêchent la plupart du temps, mais là, on s'est dit merde, faut faire ce qu'on aime faire, faire jouer des groupes, les voir kiffer le concert, et ramener du monde dans le bar pour que ce soit la fête. 

La différence par rapport à d’habitude, c'est que pour une fois, quand Arnaud ( l'amoureux cité plus tôt) est parti avec les groupes pour les ramener faire dodo chez nous, moi, j'ai dis : "bah, si ça te dérange pas, j'ai mes copines avec moi, je vais rester boire une bière avec elles";
bien sûr, il me dit de faire attention à moi en rentrant, car c'est ce que l'on dit aux femmes qui doivent rentrer seules, de manière générale et surtout la nuit. 

La soirée continue encore quelques heures, nous sommes pompettes et on se sépare petit à petit au fil des rues sur le chemin du retour au bercail, je laisse ma copine au coin de la rue, il me reste à peine 1 km à faire seule, à pieds, il est 2h40 du matin, et il n'y a jamais un rat dans mon quartier à cette heure là. 
Sauf que ce soir, il y a un rat, un rat en survêtement blanc. 

Au moment où je l'aperçois de loin, il vient dans ma direction, l'attitude dans ma tête à ce moment (et je pense dans la tête de chaque femme / fille) c'est, ne pas agir différemment, ne pas changer de trottoir, ne pas accélérer, ne pas croiser le regard et ne pas agir différemment (oui ça tourne un peu et ça se répète). Je passe, le croise, le dépasse, souffle, il ne s'est rien passé. SOULAGEMENT.

MAIS NON EN FAIT !
J'entends qu'il fait demi-tour.
"ah l'bâtard" me dis-je...
Mon premier réflexe fût de sortir mon téléphone et appeler quelqu'un, mais bon à cette heure là, les gens dorment, mon amoureux aussi (et je ne lui en veux pas d'ailleurs, il dort comme une pierre la nuit), ma copine, qui n'a pas entendu non plus son téléphone sonner.
De là, je ne saurais dire combien de temps m'a paru ce peu de bout de trajet qu'il me restait à faire, en faisant attention à ne pas passer par mon chemin habituel, sombre et fait de petites ruelles; il m'a suivi ainsi en trottant derrière moi jusque le début de ma rue, galérant à tenir mon allure (je marche vite mon pote c'est con ça si tu voulais être discret c'est mort)  j'ai eu l'impression que ça a duré des heures, je ne me suis jamais retournée, je me disais que ça allait le rendre d'autant plus réel .. Au fond, j'aurais pu, j'aurais pu avoir le courage de me retourner et de le regarder et lui dire de ne pas me suivre, ou courir lui foutre une mandale, mais non, j'ai eu peur, en fait. TROP. 

Alors voilà, depuis mes 16 ans, je me ballade toujours seule, je me suis faite emmerdée des centaines de fois comme ça par des connards, des insultes, des paroles intimidantes, humiliantes aussi, des dragues à deux balles, j'en ai vu comme beaucoup d'autres nanas, mais là, y a eu une autre dimension, je me suis vraiment sentie piégée, et en danger surtout.
Je ne sais pas comment, à notre époque, on peut encore se sentir autant en danger, quand on pense à l'évolution humaine dans sa technologie, dans son humanité, mais ce soir là, je me suis sentie comme une proie, une putain de proie, et en rentrant dans l'entrée de mon immeuble, je me suis cachée. 
Oui, je me suis cachée sur le côté, comme un putain de lapin dans un terrier, pour disparaître. Je m'enfonçais dans le mur tellement je le collais.



Pourquoi je devrais rentrer en compagnie d'un homme pour me protéger alors que je devrais pouvoir sortir seule sans m'inquiéter comme ce dernier ? j'ai pas envie de ça, j'ai pas envie de devoir être protégée, mais je me dis que dans notre foutue époque, on doit finalement s'y résoudre.

J'emmerde ce connard qui m'a suivi pour me foutre la trouille ou pour je ne sais quelle autre raison, j'emmerde cette société qui me répondra qu'il ne fallait pas rentrer toute seule, et j'emmerde ma trouille, mon manque de force, parce qu'un homme reste un homme, ce n'est pas un démon venu des enfers.
J'espère que j'aurais encore le cran de rentrer seule, et que cette situation de merde ne me fera pas changer mes habitudes. 

voilà, merci pour votre lecture, ou pas.
J'avais besoin d'écrire tout ça de toute manière.